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Le deuil périnatal : cœur sur ces mamanges et leur conjoint

deuil périnatal

Un bébé est aimé à peine le petit ventre formé. Nous l’attendons, le chérissons déjà. Pourtant, tout ne se passe pas toujours comme prévu…

 Le deuil périnatal est certainement l’une des situations les plus douloureuses et taboues que des parents puissent vivre. Il se produit lorsque la grossesse se termine par la perte du bébé. Cette réalité tragique touche de nombreuses familles, beaucoup plus que ce qu’on me s’imaginer. Et parce que perdre un enfant n’est pas dans l’ordre naturel des choses, c’est indicible, il est primordial d’en parler.

Le deuil périnatal selon l’OMS

Le deuil périnatal est une épreuve qui touche environ 7 000 familles par an en France. L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) définit ce deuil comme la perte d’un enfant entre 22 semaines d’aménorrhée et le 7e jour après sa naissance.

La mort néonatale (à moins de 28 jours de vie), fait aussi partie des décès amenant les parents à vivre un deuil périnatal, mais il n’existe pas de terme pour nommer un parent qui a perdu son enfant.

Comment faire son deuil ?

À la suite du décès du bébé, un processus de deuil va commencer, pour le papa et la maman. Ce travail est propre à chacun, il n’existe ni une seule façon ni une bonne façon de le faire.

D’ailleurs, que ce soit pendant la grossesse, à la naissance ou dans les jours qui succèdent, le décès du bébé amène une douleur qui n’est pas quantifiable tant elle dépend de l’individu et de l’intensité de l’intension qui a été mise à devenir parent.

Pour faire son deuil, il peut être judicieux de suivre certaines étapes :

  • Créer des souvenirs avec le bébé
  • Ne pas rester isolé et parler
  • Se laisser le temps de faire le deuil correctement
  • Vivre ses émotions et prendre soin de soi

Créer des souvenirs avec le bébé

Pour entamer le travail de deuil périnatal, se « fabriquer des souvenirs » est important. Pour certains, dire au revoir au bébé est primordial pour se préparer à la séparation physique, et psychique. Faire ainsi le deuil du bébé et de ne pas devenir réellement maman.  Pour cela, plusieurs solutions sont possibles, il peut s’agir par exemple de :

  • Tenir l’enfant, le caresser, le toucher ;
  • Prendre ses empreintes de pieds / de mains ;
  • Récupérer une mèche de cheveux
  • Faire un bijou au lait maternel
  • Laisser une peluche pour l’accompagner ;
  • Lui écrire un poème ou une lettre ;
  • Récupérer son bracelet de naissance ;
  • Organiser les obsèques et une cérémonie ;

Cet appel au symbolique est nécessaire, car pour perdre l’enfant et accepter cette séparation, le bébé doit d’abord exister réellement.

Ne pas rester isolé et parler

Chaque deuil est unique et propre à chaque individu. C’est un deuil de solitude. Le risque de se sentir très isolée dans ce cas précis est élevé.

La plupart du temps, les mamans auront tendance à écouter ce qui se passe dans leur corps en se replier sur elle-même et vivant leur émotion de l’intérieur, tandis que les papas ressentent de l’impuissance face à cette douleur et cherchent à tourner la page rapidement (ils ne cherchent pas à oublier, mais préfèrent avancer pour ne pas sombre).

Pour ne pas s’isoler complètement, dans un premier temps, se consacrer à des lectures sur le sujet, consulter des témoignages d’autres parents, écouter des podcasts peut apporter du réconfort. Après un temps, il est nécessaire de pouvoir parler du bébé perdu.


Concernant l’entourage, même en étant bienveillants, la famille et les amis peuvent faire preuve de maladresse avec des phrases tels que : « vous êtes jeunes » ou « vous en aurez d’autres » ou encore « il devait être en mauvaise santé, la nature fait bien les choses ».
Cela risque de faire du tort en plus de renvoyer les parents à leur solitude, et à leur impression d’être incompris par le monde entier. Car aucun enfant ne peut remplacer celui disparu, et quel que soit les raisons.

Il est donc primordial de bien s’entourer et de recevoir la bienveillance comme elle est, et en ouvrant le dialogue.


L’estime de soi est aussi impactée, notamment car il n’est pas rare de ressentir de la culpabilité en pensant que nous sommes la cause du décès du bébé, et c’est également elle qu’il va falloir restaurer.

Libre à chaque individu de trouver de quelle façon sublimer la disparition de son petit/ sa petite. Cependant, pour y arriver, il faut accepter de prendre le temps de traverser les différentes étapes du deuil.

Se laisser le temps de faire le deuil correctement

Les différentes étapes du deuil (périnatal) doivent être traversées pour réussir son deuil. Celles-ci ne sont pas forcément vécues dans le même ordre par tous les parents. Elles peuvent apparaître plusieurs fois ou se réactualiser, à la suite d’une nouvelle grossesse, d’un autre deuil ou de la date anniversaire.
La durée moyenne d’un deuil est d’un an, mais persiste parfois bien plus longtemps après en fonction de chacun.

Vivre ses émotions et prendre soin de soi

Le deuil périnatal est douloureux et bon nombre d’émotions submergent les parents. Il est primordial de les accueillir et de les accepter, quelque soit le moment ou la manière.

Pour surmonter la perte d’un enfant et faire son deuil, il est important aussi de ne pas s’oublier, même si cela paraît impensable. Parfois un bon bain chaud, un thé, un livre, un dîner au restaurant apporteront du réconfort et du bien-être.
Pratiquer une activité physique pour se défouler pourra être bénéfique. Sortir pour retrouver des amis ou prendre le soleil en terrasse. Employer son énergie psychique dans d’autres activités que le deuil est nécessaire pour avancer et réinvestir l’avenir différemment.

Associations, groupes de parole

Pour partager cette situation, des groupes de paroles peuvent être instaurés par une association ou par l’hôpital. Discuter, s’écouter, est primordial. Voici quelques références en la matière :

  • Agapa : offrir à tous de parler et d’être écouté après une grossesse qui n’a pas été menée à son terme. www.association-agapa.fr
  • SPAMA : Soins Palliatifs et Accompagnement en Maternité. www.assocation-spama.com
  • Naître et vivre : association pour la prévention de la mort inattendue du nourrisson, l’accompagnement des parents en deuil d’un tout-petit et le soutien à la recherche. www.naitre-et-vivre.org

La psychothérapie, une aide comme une autre pour surmonter le décès du nourrisson

Lorsque la souffrance est trop importante, un accompagnement psychothérapeutique est alors recommandé. Il ne faut pas avoir peur de consulter. Au contraire, certains en ont plus besoin que d’autres, et parfois, admettre qu’on en a besoin est déjà le premier pas vers une deuil réussi.

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